lundi 3 février 2014

Musulman et vendeur de porcs

A Djilor, la consommation de porc n’est pas une exclusivité chrétienne, ni une surprise quand ce sont… des musulmans qui s’adonnent à la vente. Quand un tabou est brisé dans le seul but de survivre, mais aussi de devenir riche.

Un calme précaire est souvent perturbé par le mouvement des vagues, et de quelques animaux présents aux abords du fleuve de Djilor. Souriants et blanchis par le sel de l’eau,  torses nus ;  des enfants courent  dans tous les sens en criant derrière un ballon rond déchiqueté. Ce sont les premiers individus que l’on aperçoit dans ce village. Situé dans la région de Fatick, ce hameau  a eu l’insigne honneur d’avoir vu naître Léopold Senghor, le premier président du Sénégal.
Assis sous un baobab, vêtu d’une chemise blanche, d’un pantalon jean bleu délavé et de chaussures en cuir ; Djiby Diouf surveille un enclos bien particulier. Une porcherie, clôturé de bois et de pailles, grouille aux sons 25 porcs, 15 truies et 30 porcins. Jusque là rien d’étonnant. Sauf que l’homme dans son hamac, cigarette en main, écouteurs aux oreilles, est de confession musulmane. Un commerce qui fonctionne depuis quatre ans, et qui arrange bien le propriétaire : «Je passe la moitié de mon temps ici, vu que le village n’est pas grand, je ne me déplace qu’aux moments de la prière», indique le bonhomme aux dents blanches. Taille moyenne,  teint noir foncé qui confirme ses origines sérère, cet éleveur bien singulier dit être fier de retrouver son village natal. Quinquagénaire, Djiby a passé 17 de ses dernières années à l’étranger  qu’il ne regrette pas d’avoir quitté. De retour depuis 2003, et profitant de cette affection familiale qui lui manquait tant, il se lance dans le commerce porcin. Marié et père de trois enfants ; son cadet, avide de l’attention paternel, manipule une vieille bicyclette en compagnie de son frère ainé en s’écriant «papa regarde moi». Cette action se déroule non loin du baobab où le «guide», comme l’on surnommé ces voisins, raconte : « Ici, quand on veut devenir riche facilement et ne dépendre de personne, il faut se lancer dans la vente des porcs ».
Très apprécié au village, ce musulman pratiquant ne se sent nullement concerné par les passages du Coran qui prohibent  l’élevage, la vente ou la consommation du porc. Il évoque toutefois des raisons financières comme source de motivation : « J’ai débuté l’activité depuis quatre ans seulement et je vois déjà les retombées car je vends le mâle à 7000 FCfa ; la femelle à 5000 FCfa ; et les porcins, pour de rares fois à 4500 FCfa ». avoue-t-il. « Les porcs, ajoute-t-il, sont vendus à ce prix par ce que nos clients les préfèrent aux truies que tout le monde n’a pas le temps d’élever». Entassés, les bêtes se précipitent pour la meilleure place une fois le repas servi dans une auge. Les porcins se contentent du lait maternel pour survivre. Ces animaux, avec un tout petit groin, connaissent instinctivement l’heure du repas, selon leur maître. Ils regagnent la porcherie au crépuscule, après le premier appel du muezzin. Les enfants munis de bâtons, leur courent derrière pour leur montrer la direction.
Tout le temps en groupe, «ils mangent un peu de tout» dit Djiby sourire aux lèvres. Mais moi, « je me rends au marché tous les mercredis pour leur provision de riz séché. Le sac de 50kg de ce riz séché est vendu à 3000 FCfa et chaque semaine, j’en prends 10, ce qui me fait quand même une énorme dépense que je ne regrette pas, vu ce qu’ils me rapportent». En outre, le pain est aussi très consommé par ces animaux domestiques. « A la différence du sac de riz, celui du vieux pain que les hommes rejettent, est mis à notre disposition à 1000Fcfa. Il m’arrive d’en acheter 15 par semaine pour varier un peu leur nourriture ». Ce riz vient d’ailleurs de la capitale et précisément de l’université de Dakar, où les restes de nourriture sont recyclés pour être vendu après séchage, renseigne le guide.
 Dans ce village  où, il n’existe qu’un seul cimetière, une seule église, une seule mosquée, musulmans et chrétiens cohabitent dans la paix, l’entente et le plus grand respect. Et, chacun consomme cette viande et cela n’entrave en rien, la pratique de la religion et des croyances.








Campus social de l’UCAD Un refuge pour étudiants.

Située dans l’enceinte de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, la cité universitaire accueille des milliers d’étudiants dans des conditions difficiles.

Le gardien du pavillon B est à peine visible. Il est tranquillement installé sur une chaise dans un petit coin sous les escaliers. On a l’impression qu’il est 8heures du matin et que tout le monde est pressé. Des groupes de filles et de garçons se faufilent à l’entrée. Personne ne cède le passage à son prochain. Après avoir franchi les premières marches de l’entrée principale, on est aussitôt, frappé par les va-et-vient incessants d’étudiants. Tout le temps plein de monde, « on croit qu’ils ne vont même pas faire cours, c’est toujours le même bruit. C’est comme un défilé en quelque sorte », souligne le vigile à l’entrée du pavillon. Ce défilé dont il parle est apparent. Habillés en jeans, en tenues traditionnelles, en mini jupes pour les filles et plus loin, ce qui saute aux yeux, c’est le nombre croissant de filles voilées. Dans les allées du premier au troisième étage, on peut voir des étudiants qui prient, d’autres qui discutent entre eux et certains au téléphone.
Les conditions de logement sont précaires à l’université : «Nous sommes huit dans notre chambre  N°88, la nuit deux matelas sont par terre sur lesquels dorment deux personnes ; de même que sur les lits», explique Birima N’diaye. Cet étudiant en 2ème année au Département d’anglais estime que «  c’est la règle » au campus. Les chambres les moins remplies ont quatre occupants, ajoute notre interlocuteur. «C’est un luxe ici » ironise-t-il. Au pavillon B de l’UCAD, actuellement occupé par des filles et garçons dans l’attente des codifications, les étudiants sont nombreux dans les chambres. Pourquoi un tel nombre dans la mesure où les chambres devraient normalement avoir deux pensionnaires ? Un des locataires de cette « petite famille» explique que c’est son frère qui l’a hébergé ici ainsi que deux de ses amis. L’autre « occupant légitime » de la chambre en a fait de même en recevant ses deux cousins.  «Ce qui fait qu’on s’est retrouvé à huit dans ce lieu si exigu», ajoute-t-il. A la chambre 85 du même pavillon, scénario identique. Ici, les pensionnaires, des filles, sont au nombre de dix. Cela est dû à l’esprit de solidarité de deux des occupantes qui ont voulu « sauver » deux de leurs camarades qui n’avaient pas où loger.
A l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’attribution des chambres est pilotée par les amicales. Cette pratique annuelle  se fait à la fin de l’année académique après que la liste des admis à la session de juin est remise aux autorités du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) par les facultés. A son tour, le COUD informe les structures de représentation des étudiants que constituent les amicales. Il revient à ces dernières de procéder à l’attribution des chambres aux ayants droit par ordre de mérite. « Dans ces opérations, le COUD ne joue que le rôle de superviseur », précise Momar Diop, responsable du service des cités.
Tout un flou qui a fini de convaincre les étudiants qu’au lieu de les servir, les délégués se servent eux même. Et les exemples à ce niveau ne manquent pas. «D’après ce que nous avions compris des listes affichées, il était prévu deux étudiants par lit. Mais finalement, nous nous sommes retrouvés six par chambre voir huit, donc trois par lit en plus des matelas au sol. Ce qui veut dire qu’ils ont condensé les gens dans le minimum de chambres pour conserver le reste », s’indigne Aissatou Dieng, étudiante en deuxième année de lettres. Madior Diouf quant à lui est formel. Ayant validé toutes ses unités de valeur en juin, cet étudiant en 2ème année de Géographie est fermement convaincu que c’est l’opacité du système qui a fait qu’il n’a pas eu de lit. Des accusations que les concernés rejettent énergiquement. Les délégués prétendent avoir fait de leur mieux pour respecter le droit de chacun : « Nous nous battons toujours pour avoir le maximum de lits, nous n’avons fait que suivre la liste établie par ordre de mérite » se défendent-ils. De nombreux étudiants corroborent la thèse du détournement. A chaque fois que les attributions de chambre commencent, plusieurs étudiants proposent de l’argent à ceux qui ont des logements à vendre. « Un étudiant cherche une chambre et propose 200 000 FCfa, peut-on lire sur les murs du campus, avec le contact de l’étudiant en appui. Ces demandes sont de l’avis de certains, des preuves évidentes que les délégués vendent les lits. Une affirmation que ceux-ci confirment eux-mêmes. « Je sais que cela existe. Mais je ne l’ai jamais fait », soutient l’un des délégués. Qui en est donc le responsable ? Si l’on en croit à certains pensionnaires du campus, il est même arrivé que des filles occupent pendant toute l’année des chambres dans des pavillons destinés aux garçons. Plus grave encore d’autres disent avoir vu des «non-étudiants» habiter au campus. «Il y’a du tout dans cette université. Même des ouvriers sont là» Lance Mouktar occupant de la chambre 44. Un peu méfiant au départ, son voisin Youssouf renchérit : « je partage la même chambre que des maçons. Et vous savez ces gens-là n’ont aucune idée des conditions qu’il faut pour apprendre». Dès qu’ils arrivent le soir, la chambre est envahie par la fumée des cigarettes et la musique sans compter la discussion autour du thé. Nous vivons d’énormes difficultés ici mais, peu de gens le comprennent».
Dans ce lot de difficultés, d’autres étudiants se font appelés malchanceux ou clandos. Lamine Sèye, habitant Pikine et ne bénéficiant pas d’un logement, se contente de la salle de télé du pavillon C, également transformé en dortoir, il est au lit sous une moustiquaire. Au milieu de chaises, tables, sacs et valises, il essaie de dormir malgré le volume élevé du téléviseur et la forte intensité de la lumière. Un décor auquel il commence à s’habituer de même qu’une dizaine d’étudiants, qui sont dans la même situation que lui. Inscrit au département d’Espagnol, Lamine faisait la navette entre Pikine et le campus. « S’il arrive que je me réveille à six heures, soit je prends le risque de m’embarquer dans un car rapide, soit je remonte jusqu’à Guédiewaye pour avoir le bus N°24 car à pareille heure, il arrive bondé à l’arrêt de Pikine». Les clandos, cette autre catégorie d’étudiants est constituée de ceux qui, à l’approche des examens fuient la canicule des chambres, mais la grande majorité est constituée de ceux qui ne bénéficient pas d’une chambre ou d’un lit. Ils quittent la plupart leur domicile pour s’installer à la cité universitaire à l’approche des examens. Au pavillon  A, où les couloirs sont larges, ils viennent exposer leurs problèmes à des camarades afin qu’ils leur gardent leurs affaires. Adossé au mur du couloir du pavillon N, un étudiant qui a hébergé deux clandos nous confie sous le sceau de l’anonymat que «c’est un devoir pour tous les pensionnaires d’être solidaires avec les autres».

Pendant ce temps, le campus social ne respire pas à plein poumons et les étudiants contraint de vivre dans ces conditions étouffent.

vendredi 24 janvier 2014

Quand les études et le sport font bon ménage

Devenir un professionnel du ballon rond est plus qu'un rêve pour de nombreux jeunes africains aujourd'hui. Mais comment éviter que ce sport ne dépeuple les écoles? l'institut Diambars à ses méthodes et à Sally portudal ou est situé le centre, il faut rester concentrer quand on veut réussir. Nous vous invitons à découvrir cet institut de formation qui fait la fierté de nombreux futurs champions de cette discipline.

Situé à environs 80 km de Dakar dans la région touristique de m'bour, l'institut Diambars a été crée en novembre 2003, suite à la rencontre entre Jimmy Adjovi Bocco un ex international béninois et Saer Seck, un passionné du football mais qui n'a pas eu la même carrière sportive de Jimmy. La réalisation de ce projet Diambars qui signifie "Guerriers" à l'image de d'autres ne fut pas facile. Mais pour ses fondateurs notamment Adjovi Bocco, l'idée est claire: "il faut rendre au football ce qu'il lui avait offert  pas en devenant entraîneur, mais en donnant la chance à des jeunes de s'exprimer par le canal du ballon rond", également,"d'unir par les liens du sport, plusieurs jeunes venus de toutes les régions du Sénégal".
Dans cet institut bâti sur une superficie de 12 hectares et comprenant 10 bâtiments sur sa façade droite et qui servent de logement aux 107 pensionnaires, la règle est claire et simple, il faut concilier études et sport. D'ou le slogan: "faire du foot passion, un moteur d'éducation pour Diambars". Pour les pensionnaires dont l'âge est compris entre 13 et 22 ans, la vie au sein de cet institut est  l'idéal pour leur réussite. entassés pour la plus part du temps en groupe ou en catégories, les  admis au sein du centre d'apprentissage sont obligés de respecter certaines règles d'or. Parmi les quelles, " être à l'heure pour tous les repas, avoir la moyenne de 13 en cours mais également, tenir correctement ses équipements".
Dix ans après sa création, l'institut Diambars n'accueille que des jeunes sénégalais. Pour l'administrateur, Ibrahima Diagne, "cela est du à la règle établie par l'instance suprême du football, la Fédération Internationale de football amateur  (FIFA) qui ne leur autorise pour le moment, que l'admission des nationaux au sein de ce centre d'apprentissage.
Pour leur formation, ces jeunes disposent de 6 terrains dont 1 au gazon naturel et sont sponsorisés par la marque Adidas. Souvent partagés entre la classe, les chambres et le terrain, ils se distinguent lors des entraînements  par les jeux de maillots qui sont de couleurs différentes pour chaque catégories. Les plus jeunes de l'institut, ne retournent en famille que pendant les grandes vacances et seulement après la tournée qui a lieu hors du continent tous les ans. Pour les plus grands comme on les appellent au sein du centre, l'emploi du temps est plutôt flexible et les week -end sont mis à profit pour retourner en famille à Dakar.
En plus de l'idée d'accueillir dans ce centre d'autres africains, les fondateurs songent à œuvrer cette fois ci pour des filles qui seraient intéressées à  faire carrière dans le football. Pendant ce temps, l'espoir est permis pour les actuels occupants des locaux du centre parmi les quels, certains sont hors du continent  et d'autres font déjà valoir leurs atouts dans l'équipe nationale sénégalaise.      

mardi 27 août 2013

Inondation, Quand la pluie submerge le pont de Cobayah dans la commune de ratoma

Les habitants de Cobayah dans la commune de Ratoma à Conakry dans les difficultés de circuler.
En période hyvernale , le seul pont reliant les quartiers de lambanyi et de cobayah coupé de toutes circulation.Témoignages d'habitants dans ce reportage.

mardi 6 août 2013

manque de courant à Conakry, les jeunes expriment leur colère



Conakry plongé dans le noir
Quand tous les guinéens sans aucune distinction se lèvent pour réclamer l’électricité
Depuis quelques jours, la capitale guinéenne ne respire pas à plein poumons.
Est-ce une entente globale ou une réaction tout à fait normale ? L’on ne cesse de se poser cette question. Du quartier Nongo en passant par Bambéto et Cosa dans la commune de Ratoma jusqu’à Yimbaya et Boussoura dans la commune de Matoto, les réactions face aux délestages du courant électrique en cette période hivernale s’intensifient dans la capitale guinéenne. La dernière manifestation en date est celle du jeudi 01 août au quartier  Lambanyi. Cette fois, les jeunes ont incendié les locaux de la société  Electricité de Guinée(EDG) de la zone.
Des pneus  et véhicules de service de la société brûlés, des troncs d’arbre et des pierres remplaçaient pendant près de six heures le personnel. Quelques temps après le début des manifestations, les forces de l’ordre débarquent sur le terrain. Débordées par la situation, elles usent de gaz lacrymogène, et malgré cette réplique, les jeunes semblent être prêt à aller jusqu’au bout. « Nous ne quitterons pas ce lieu car nous sommes fatigués de ces coupures ». Déclare un manifestant. Non loin de là, au petit marché du quartier en question, la panique s’empare des femmes qui rangent tous leurs condiments. Mabinty est vendeuse de légumes elle s’écrit  en disant : « Les jeunes ont raison de réagir face à ce délestage. A cause de ce manque d’électricité, nous sommes obligés de faire la cuisine tous les jours. Et cela, malgré le coût du marché».
Comme Mabinty, elles sont nombreuses à soutenir l’action des jeunes garçons qui sont pour la plus part leurs propres fils ou ceux de leurs connaissances. « Ce sont des menteurs », lance Mahawa Soumah, une autre régulière au marché. Poursuivant ses propos elle ajoute : « Ils nous prennent pour des enfants et d’ailleurs, les autorités n’ont pas notre temps. Ils ont tous des groupes électrogènes chez eux donc, ils ne vivent pas le même calvaire que nous. Nos enfants iront jusqu’au bout et ils ont notre soutien ». Au même moment, du côté des employés de  EDG, l’heure n’est pas aux débats mais à la fuite, par peur d’être identifié par un des manifestants en fureur contre ces délestages. Abdoulaye est dans cette catégorie, il a tout de même accepté de parler : « la situation est très compliquée pour nous car nos familles n’ont pas elles aussi accès à cette denrée ». Mais malheureusement ajoute t-il, « même la femme la plus gentille ne donne que ce qu’elle a ».Cet argument de Abdoulaye est renchérit par celui d’un autre qui s’est exprimé» sous couvert de l’anonymat : « il est difficile pour nous de donner du courant à tout le monde à la fois ».
Pendant ce temps, le calme peine à régner à Conakry et pour les jeunes manifestants, l’idée est claire, ils estiment que c’est en réagissant ainsi qu’ils vont se faire entendre par les responsables de la société d’électricité et le gouvernement. Le Gouvernement de son côté, ne s’est pas encore prononcé sur ces troubles. Ce silence a-t-il sa raison d’être ? Nul ne peut répondre. Du point de vue de certains, c’est un manque d’organisation et pour les autres, c’est un refus catégorique.
D’ailleurs, depuis le début de ces manifestations, la comparaison entre les pouvoirs précédents et l’actuel va bon train.
Quel paradoxe ? La Guinée est pourtant qualifiée de château d’eau d’Afrique occidentale. Les populations peinent à avoir de l’eau et de l’électricité dans les ménages. Les prochains jours s’annoncent très tendus car après les répliques isolées par quartier, l’on craint désormais un soulèvement général de l’ensemble des quartiers de Conakry.

mercredi 26 juin 2013

Portrait d'un attaquant

Le foot à toujours été sa passion. Sacrifier ses études au profil du ballon rond est un
 choix . Ce choix il l'a fait et compte bien l'assumer.
Bienvenus à la découverte d'un futur professionnel qui a toujours été marque par Ronaldo.
Voici le portrait de Ndiawar Bah de l'institut Diambars.

vendredi 21 juin 2013

le rôle des guides dans le tourisme de la petite côte

Que font les guides touristiques concrètement? leur activité est-elles cernée, sont_ils regroupés au sein d'une association? tentative de réponses dans c reportage.
A saly nombreux sont ceux qui se lancent dans le métier par manque de travail et vu l'affluence des touristes cette pratique a prit de l’ampleur.

jeudi 20 juin 2013

Pouponnière de M'bour centre d'accueil pour bébés

Admis pour des raisons diverses, la pouponnière de M'bour compte plus d'une centaine d'enfants repartis en catégories d'âge. Dans ce centre situé à environs 80 km de la capitale sénégalaise, la réalité est elle que quand les enfants y entrent la séparation pour ceux qui ont la chance de retourner en famille, est une autre épreuve difficile. Suivez dans ce reportage, les conditions d'admission et quelques autres faits de ce lieu qui ne bénficie d'aucun soutien étatique. Mais qui cependant rend la joie à de nombreux enfants. 

Lancement du 16ème numéro des cahiers de l'alternance

La cérémonie de lancement de ce 16ème numéro des caiers de l'alternance qui a eu lieu à la case foyer du CESTI a regroupé de nombreux partenaires et journalistes.
Dans cet ouvrage édité par les étudiants de la 40ème promotion du CESTI, les 264 pages sont consacrés à la deuxième alternance qu'a connu le Sénégal. Avant, pendant et au lendemain des élections, la descente sur le terrain a permis de donner le micro aux citoyens.

mardi 18 juin 2013

Institut Diambars

D’où est venue l'idée de création de ce centre d'apprentissage de football? Avec 107 pensionnaires dont l'âge est compris entre 13 et 22 ans, ce centre d'accueil pour jeunes footballeurs est une référence dans la sous- région.

Atelier de plaidoyer pour la signature de la charte africaine sur la bonne gouvernance

Le Centre pour la Démocratie et le Développement en collaboration avec OSIWA et la RADDHO ont procédés hier au lancement d'un atelier de plaidoyer en vue de la signature par le Sénégal de la charte africaine, sur les élections, la bonne gouvernance.Par la voix du ministre sénégalais chargé de la promotion de la bonne gouvernance, le pays de la térranga veut être le 18 pays sur 54 membres et dont 17 ont déjas ratifiés, à s'atteler au même exercice.La prochaine destination des organisateurs est le Liberia puis la Côte d'Ivoire.

Portrait de Hadja Nantènin Dioumessy


Ouverte et joyeuse, Hadja Nantènin Dioumessy l’est. Avec ces facultés, cette belle guinéenne originaire de Kamsar s’est intégrée assez facilement au Sénégal pour sa première fois
Du haut de son mètre 68 et ses 81 kilos à la pesée, son physique est plutôt imposant. Une Serena Williams qui pratique plusieurs disciplines sportives. Enveloppée, de taille moyenne, tresses bien bouclées par une queue de cheval ; tout homme serait bien tenté de l’aborder.
Mais la jeune belle dame aux lunettes bien ajustées est déjà prise.
Benjamine d’une famille de 5 personnes, Hadja évoque avec mélancolie le décès de son frère arraché à son affection très tôt. Un évènement qui l’a beaucoup marquée. Résignée et pieuse, elle s’arrange toujours pour ne pas manquer les prières quotidiennes. Proche de son père, elle éprouve beaucoup de reconnaissance envers ce dernier pour son comportement respectueux envers sa mère.
Le métier choisi, facilite beaucoup son contact avec les autres. Hadja est une communicante née. D’ailleurs elle fut assistante en communication au Comité International de la Croix-Rouge (CICR) pendant plus de deux ans. Dans le souci de renforcer ses acquis dans le métier, elle passe et réussi avec brio le concours de la prestigieuse école de journalisme Cesti. Une  expérience acquise à la radio Djiguide Conakry et maîtrisard  en animation culturelle, elle  nourrit l’espoir de  devenir une grande journaliste de radio.
Hadja est  « insomniaque ». Généreuse envers ses amis, elle dépense sans compter. Malgré son caractère jovial, elle ne mâche pas ses mots. Elle n’est pas du genre à parler en douce. Mais elle aime se mordre les doigts. Très curieuse en ce qui concerne la culture sénégalaise, Hadja ne compte pas se laisser manger à la sauce wolof.
Femme de parole, elle bastonne souvent son petit mari au Cesti, Papa Cheikh. Chose qui n’est pas surprenant vu sa différence de gabarit par rapport à son petit mari. Pour échapper à ses griffes il suffit juste de prononcer cette petite phrase « Yako dé ».

mardi 5 mars 2013

Communiqué conjoint Gendarmerie et Min Sec

Société - Communiqué conjoint du Haut Commandement de la Gendarmerie et du Ministère de la Sécurité

Face aux actes de vandalisme et de banditisme qui continuent à être perpétrés dans certains quartiers de Conakry, le Haut Commandement de la Gendarmerie et le Ministère de la Sécurité, de la Protection civile et de la Réforme des Services de Sécurité réitèrent leur appel à la non-violence, et demandent aux populations de Wanidara, Cosa et Matoto d’observer la plus grande prudence et de faire preuve d'une extrême vigilance pour leur sécurité.

Profitant des troubles qui ont succédé à la marche du 27 février dernier, des bandes organisées armées s’attaquent aux domiciles privés pour les piller et les saccager. Les forces de Gendarmerie et de Police sont déployées sur différents axes et patrouillent régulièrement pour assurer la sécurité des Guinéens et de leurs biens.

Les opérations actuelles de maintien de l’ordre ne concernent en aucun cas la gestion d’une manifestation autorisée, mais bien des actes de banditisme mettant en danger la vie et les biens des citoyens. A cet effet, les forces de sécurité s’emploient à rétablir l’ordre dans le strict respect de leur mission fondamentale de protection des populations civiles, des règles d’engagement et de proportionnalité face aux attaques et menaces auxquelles les populations et elles-mêmes sont exposées.

Par ailleurs, plusieurs informations concordantes font état d’un groupe d'individus mal intentionnés diffusant volontairement de fausses informations par SMS ou appels téléphoniques pour envenimer la situation et nourrir les tensions. Les autorités guinéennes demandent à ces individus de cesser immédiatement ces actes irresponsables, et appellent à un sursaut civique pour ne pas fragiliser la situation.

Les forces de sécurité appellent la population à une extrême vigilance et à une collaboration constante avec les forces de l’ordre pour rétablir le calme.

Conakry, le 5 mars 2013

Signé le Haut Commandement de la Gendarmerie et le Ministère de la Sécurité, de la Protection civile et de la Réforme des Services de Sécurité

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

Source: www.guineenews.org

Une nouvelle rencontre entre pouvoir et opposition ce mardi à Conakry

Processus de sortie de crise en Guinée : Le gouvernement convoque une autre rencontre…




CONAKRY- S’achemine t-on vers une fin de la crise sociopolitique en Guinée ? En tout cas, après les instructions données hier lundi par le chef de l’Etat Alpha Condé pour la mise en place d’un cadre de concertation permanente entre les acteurs politiques et le gouvernement, une réunion de “grande importance“ est prévue ce matin à la primature.

Selon nos informations, cette rencontre sera présidée par le chef du gouvernement guinéen, Mohamed Said Fofana. En plus  certains membres du gouvernement dont le porte-parole, Damantang Albert Camara, on notera la présence du ministre d’Etat chargé de la justice, garde des sceaux, et celui des droits de l’Homme et des libertés publiques, on notera également les présidents des institutions républicaines comme le Conseil National de la Transition, piloté par Hadja Rabiatou Sérah Diallo.

Cette rencontre qui fait suite à l’appel lancé hier par le président Alpha Condé, démontre, selon plusieurs observateurs, la volonté du gouvernement guinéen à aller dans le sens de l’apaisement et de la recherche de solutions pour une sortie rapide de crise.

Faut-il rappeler hier que lors de son intervention, le chef de l’exécutif guinéen a reconnu qu’il y a certes des divergences entre son pouvoir et certains acteurs politiques, mais que tout différent se règle autour de la table. Le président Alpha Condé a réitéré son appel au calme et à la retenue. Il a surtout souhaité que cet appel soit un mouvement d’ensemble pour tous les acteurs intervenant dans le processus électoral.

Parlant de la question de l’organisation des élections législatives dans son pays, le chef de l’Etat guinéen a renouvelé son engagement à organiser un scrutin libre et transparent.

Rappelons que dès après avoir reçus les acteurs politiques, le président Alpha Condé s’est aussi entretenu avec une délégation de certaines organisations de la société civile guinéenne. Là également il a été question de la situation sociopolitique du pays.

vendredi 22 février 2013


Sept touristes français ont été enlevés dans le nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria

mardi 19 février 2013

Politique - Journée ville morte : accrochages entre manifestants et forces de l'ordre dans la banlieue de 

La haute banlieue de Conakry renoue avec les affrontements entre inconditionnels de l'opposition, qui a décrété ce mardi une journée ville morte dans tout le pays, et agents de maintien d'ordre. Les courses-poursuites se transportent jusque dans les concessions, a-t-on constaté.

A Coza, par exemple, il n'est pas bon de sortir la tête ce matin, ni sa voiture. Les rues sont quasi vides, les magasins et boutiques fermés, les stations aussi, le petit marché idem. Toutes les familles sont cloitrées à domicile. Au dehors, les jets de pierre contre les bombes lacrymogènes.

A l'intérieur des quartiers, un match sans arbitre se dispute de manière impitoyable. Lorsque les agents de sécurité pourchassent les manifestants du carrefour jusque dans les concessions, les jeunes ripostent; les pourchassent et les ramènent jusqu'au grand carrefour Coza.

Ce va-et-viens assez tonitruant crée la panique au sein des populations, qui courent en rangs dispersés. Les quelques rares véhicules qui cherchent à se sauver sont souvent pris à partie, constate-t-on.

Des témoins jurent que les forces de l'ordre ont mis aux arrêts beaucoup de jeunes, les uns aux alentours du rond-point et les autres à l'intérieur des secteurs et des concessions, ont-ils confié.

Au petit matin, tout paraissait calme et normal dans les quartiers de Coza. Les femmes sont allées acheter les condiments mais dès que les jeunes ont pris le petit déjeuner, c'est parti les hostilités.www.guineenews.org

mercredi 13 février 2013

Politique -

www.guineenews.org L'opposition change la date de la manifestation : marche pacifique le 18 février et ville morte le lendemain 19. posté le 12 février à 11h9 | affiché 2635 fois L'opposition regroupée au sein du Collectif pour la finalisation de la transition, de l'ADP et du CDR s'est réunie à la mi-journée de ce mardi (de 11h45à 14h40) au siège de l'UFDG, à la CBG (Hamdallaye) pour statuer sur la marche pacifique et la journée ville morte. Initialement prévue le jeudi 7 février et reportée le 13, la marche pacifique est (une fois encore !) reportée au lundi 18 courant, suivie d'une journée "ville morte" le lendemain, mardi 19 février 2013. Unanimement, les leaders politiques ont convenu qu'il n'est pas décent d'appeler à manifester pendant que des hauts gradés de l'armée nationale sont pleurés dans plusieurs familles. Au contraire, l'air compatissants, les opposants comptent se rendre dans les familles éplorées pour présenter les condoléances d'usage... Outre le chef de file de l'opposition, Cellou Dalein Diallo et les cadres de l'UFDG, cette réunion à enregistré la présence du porte parole de l'opposition, Aboubacar Sylla et plusieurs autres leaders comme Dr. Kassory Fofana, Mouctar Diallo, Morlaye Camara.